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Dans les secrets du « parler oiseau »

En Chine, où le réchauffement climatique se fait déjà sentir, de petits oiseaux chanteurs, les pouillots, ont commencé voici quelques années à migrer vers le Nord pour fuir la chaleur. Peu adaptés à l’altitude, ils ont entrepris de contourner par l’Est et par l’Ouest l’Himalaya qui leur barrait la route. La population de pouillots s’est donc scindée en deux, pour se retrouver quatre générations (soit quatre ans) plus tard de l’autre côté des montagnes, en Sibérie. Drôles de retrouvailles : les oiseaux des deux groupes ne se reconnaissaient plus, comme s’ils n’appartenaient pas à la même espèce.

Pour les scientifiques, l’explication est à chercher dans le chant des pouillots : l’accumulation au fil du temps de petites variantes dans ce chant lorsqu’il est appris par les adultes aux petits a provoqué une différence suffisante pour que les oiseaux d’un groupe ne reconnaissent plus le chant de l’autre.

Cet exemple montre la précision des communications acoustiques chez les oiseaux et son importance vitale : sans reconnaissance, pas de reproduction possible et par conséquent mise en danger de l’espèce. Quelles sont les bases physiques de ces communications ? Qu’est-ce qu’un oiseau chante à son partenaire, à ses petits, à ses congénères ? Comment se fait-il comprendre dans un milieu environnant bruyant comme une colonie de manchots ou absorbant comme la forêt tropicale ? Autant de questions que se posent Thierry Aubin et l’équipe « communications acoustiques animales » qu’il dirige au sein du Laboratoire de neurologie de l’apprentissage et de la mémoire du CNRS-Paris 11 à Orsay. Une équipe où se côtoient physiciens acousticiens et éthologistes, généticiens, informaticiens et spécialistes de l’écologie.

Lire la suite de l’article et la réponse aux questions posées, içi.

Merci à Knowtex

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